24/09/2014

Bientôt une Formule 1 à 10 équipes de 3 pilotes ? Tout dépendra des petites écuries...et de Bernie Ecclestone

Alors que la situation de l’équipe suisse Sauber est de plus en plus alarmante, Peter Sauber cherche des solutions pour l’avenir et surtout pour le court-terme. Si la vente au milliardaire Lawrence Stroll a échoué voici 10 jours (désaccord financier), l’équipe Suisse ne désespère pas de trouver un éventuel repreneur ou nouvel actionnaire d’ici la fin de la saison. Et le temps presse, car avec aucun point marqué cette année, ce n’est pas les gains de la FIA qui vont renflouer les caisses.
LA FIA, parlons-en justement. Elle se dit de plus en plus inquiète pour les «petites écuries » et il n’y a que Sauber qui soit dans une situation délicate. Caterham, Marussia et Lotus également semblent en proie à de gros soucis financiers.

f1,formule 1 à 10 équipes,3 voitures par équipes en f1,sauber en difficulté,sauber

Si Caterham auparavant financée par Tony Fernandes a été rachetée par un «mystérieux » fonds d’investissement du Moyen-Orient, elle ne semble de loin pas sauvée. Preuve en est, le tournus constant des pilotes dans le baquet, choisis en fonction de leur chéquier plutôt que de leur talent.
Pour Marussia, le constat n’est guère meilleur, malgré les deux points marqués par Jules Bianchi à Monaco. Ainsi, Max Chilton se voit obliger d’aligner les millions de course en course, sans être certain que cela suffise à sauver la petite écurie. On dit d’ailleurs que Lawrence Stroll serait rentré en pourparlers pour un rachat, suite à son échec avec Sauber. Enfin la dernière nommée, Lotus connaît- elle aussi toutes les peines du monde tant au niveau sportif que financier. Elle a par contre semble-t-il réglé plusieurs de ses dettes, grâce notamment à son « assurance survie » Pastor Maldonado.

Bien que les écuries nommées plus haut ne disparaitront pas toutes (heureusement), le risque d’en perdre deux ou trois d’entre-elles est bel et bien réel voir assez élevé. Cela Bernie Ecclestone l’a bien compris et il sait que ce n’est maintenant malheureusement plus qu’une question de temps.
Alors oui, face à une telle situation et sans autre meilleure solution, cette alternative semble bien la plus attrayante et la moins pénible. Car se retrouver à 16 voitures par course n’est pas une finalité en soi pour la FIA et encore moins pour Bernie et ses droits de télévisions.
D'autre part, une 3ème voiture (re)ouvre également les portes à des pilotes de talents, qui n'auraient pas eu cette chance dans des petites équipes qui leur auraient préféré des pilotes payants. Cette solution est donc aussi une parade face à la montée des enchères dont abusent certains pilotes et certaines écuries. Ainsi un Sébastian Buemi aurait-il peut-être sa place chez Red Bull dans une 3ème voiture ou un Jules Bianchi chez Ferrari...Quoiqu'il en soit, cette solution coûtera elle aussi très cher, puisque Mercedes a déjà évalué une somme proche de 30 millions par saison afin d'aligner une 3ème voiture.

 

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Dans ces conditions, il sera donc primordial de ne pas tomber dans une autre problématique d’augmentation drastique des couts. De plus, il n’est pas certain que les équipes du milieu de plateau comme Williams, Force India ou Torro Rosso aient les moyens d’aligner cette 3ème voiture. Enfin, comment attribuer les points de ce pilote supplémentaire ? Aurait-on alors 3 pilotes d’une seule écurie sur le podium ? Vous l’aurez compris, il y a donc encore beaucoup d’éléments à clarifier afin d’éviter que la solution trouvée se transforme en celle du serpent qui se mord la queue…
Mais avant cela, espérons pour les petites équipes dont les Suisses de Sauber qu’ils parviennent à sauver leur peau et s’offrir un futur viable dans cette période économique très difficile.